La tradition culinaire du Maroc saharien témoigne de la créativité et de l’ingéniosité des nomades : elle est parfaitement adaptée à l’austérité des territoires et à leurs ressources.
Les ingrédients de base sont le lait de chamelle et la viande cameline, privilégiés à la fois pour leurs qualités gustatives et nutritionnelles et pour leur quasi permanente disponibilité. Les céréales et les fruits secs ne sont pas en reste : ils ne craignent pas les périples nomades et ne risquent ni de pourrir ni de s’avarier.

Les ustensiles du désert

Les ustensiles utilisés sont à la fois robustes et facilement transportables. La kountya, avec son socle rigide et protecteur, permet ainsi le voyage des verres à thé et la dabya et le msarr, le transport du riz, de la farine et des feuilles de thé et du sucre.

Kountya (sac pour trasporter les verres à thé)                                                 Msarr (sac à sucre)                                                                   Sac à grains

Recettes du Maroc saharien

Toute beidanniya connaît le secret de la préparation du tidguit ainsi que celle du tichtar, et du mechoui. Préparer le tichtar pour la caravane qui part est une responsabilité. Les morceaux de viande cameline sont savamment sélectionnés, suspendus sur les branches d’acacia (talh) afin de sécher au soleil. Elle est ensuite salée à point et enfouie dans le dhen (beurre fondu, parfois rance) pour conserver sa saveur. La dabya étanche la préservera tout au long des interminables parcours nomades.
Le tidguit, recette des petits déjeuners consistants est une préparation à base de viande cameline écrasée, aromatisée et mélangée au dhen pour en faire un hachis onctueux.  
Gérer une cuisine dans l’espace nomade exige un grand savoir-faire, reflet de codes de vie ancestraux : la cuisine doit être fonctionnelle et ne pas entraver la vie sociale sous la khayma. Elle doit, à l’image du reste des espaces du frig, se démonter et se remonter rapidement au gré des déplacements et des installations.

Gérer une cuisine dans l’espace nomade exige un grand savoir-faire, reflet de codes de vie ancestraux : la cuisine doit être fonctionnelle et ne pas entraver la vie sociale sous la khayma. Elle doit, à l’image du reste des espaces du frig, se démonter et se remonter rapidement au gré des déplacements et des installations.

Autres recettes

Cette page sera enrichie de plusieurs recettes culinaires succulentes, caractéristiques du Maroc saharien.